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histoire de Wintzenheim

Les premières mentions historiques concernant Wintzenheim se rencontrent tôt en 786 dans une charte de l' Abbaye de Murbach sous le toponyme de Wingisheim, puis en 880 Vuinzenheim, en 952 capella in Vinciheim, au XIIIème siècle Wincenheim et en 1341 Wintzenheim.

La plus grande parties de la localité dépendait du bailliage impérial de Kaysersberg et l'autre de la seigneurie du Hohlandsberg à partir du XVème siècle jusqu'à la Révolution.

Les chanoinesses nobles de Remiremont possédaient à Wintzenheim un domaine nommé Dinghof ou Cour colongère.

L'ensemble était jadis entouré de murs (1275) percés de trois portes : la porte du Haut, la porte du Bas et le Warttor.

Au milieu du bourg, se dressait un château, la Thurnburg, qui appartenait aux Chevaliers de Saint-Jean de Colmar jusqu'en 1595.
Le 10 septembre 1853, la commune de Wintzenheim fit l'acquisition du bâtiment, pour y établir la mairie et la justice de paix. L'immeuble devint l'Hôtel de Ville actuel.

Les armoiries de Wintzenheim sont parlantes : de sinople au lévrier rampant d'argent accolé et bouclé d'or. Elles apparurent dès 1550. L'armorial général de Louis XIV en fixa les émaux selon l'état du 22 novembre 1696.

De 1790 à 1802, Wintzenheim faisait partie du canton de Turckheim.

En 1802, Wintzenheim devint chef-lieu d'un canton comprenant onze communes : Eguisheim, Herrlisheim, Husseren-les-Châteaux, Obermorschwir, Turckheim, Voegtlingshoffen, Walbach, Wettolsheim, Whir-au-Val (de 1802 à 1880), Wintzenheim et Zimmerbach.

Dès 1302 et jusqu'au 10 septembre 1801, la paroisse faisait partie du chapitre rural « ultra colles ottonis » de l'évêché de Bâle. Ensuite, elle fut intégrée dans le diocèse de Strasbourg. Depuis le XIVème siècle, elle est dédiée à Saint-Laurent.

La première église, construite à la fin du Xème siècle, fut endommagée par un incendie lors de l'invasion des Armagnacs en 1444.
En 1722, on en édifia une nouvelle sur le même emplacement.

L'église actuelle, fut construite en 1840 et 1845 sur l'ancien jardin du domaine de la Thurnburg.

La chapelle de pèlerinage dédiée à Notre-Dame du Bon Secours fut érigée au XVIIIème siècle par Philippe de Kesselring de Thurnburg.
Profanée à la Révolution, devenue bien national, elle fut vendue aux enchères le 20 avril 1792. Le 3 décembre 1826, elle devint enfin propriété de la fabrique de l'église de Wintzenheim. Elle fut restaurée en 1831, puis agrandie dans sa forme actuelle en 1870.

La Chapelle des Bois fut érigée par l'abbé Stupfel de 1900 à 1912.

La chapelle des bois
Au Moyen-Age, le bourg de Wintzenheim abritait une importante communauté juive. Depuis le début XVIIIème siècle la communauté israélite avait sa synagogue, son cimetière qui date de 1795.
Le lieu de culte fut restauré en 1828 et en 1870.

Au début du XIXème siècle, Wintzenheim fut le siège du grand rabbinat du Haut-Rhin.

Logelbach

Ce site, le long du Mulbach, entre Turckheim, Wintzenheim et Colmar est signalé en 1178 sous la dénomination de Logelnheim, puis Dürrenlogelnheim en 1302.

A Logelbach, à la limite ouest de Colmar se trouvait la Poudrerie Royale construite au XVIIème siècle. En 1775, Jean-Michel Haussmann et ses frères Christian et Jean fondèrent une usine textile sur ce canal.

En 1836, Antoine Herzog créa une autre usine textile.
En 1868, le 28 avril, un terrible incendie consuma le grand bâtiment de cinq étages.
En 1976 un centre commercial s'installa dans cette usine.

Logelbach possédait sa gare dès 1868.

En 1871, Antoine Herzog ouvrit son hôpital privé ainsi que son l'école.

Le cimetière du Logelbach fut créé en 1894.

A la limite ouest, se trouve le quartier de La Forge ou « Hammerschmiede ».

Sa création remonte à 1842-43, lorsque J. Bicking de Munster, y installa son atelier de taillanderie.
En 1854, l'industriel colmarien Jean Kiener y installa une usine de filature de tissage de coton qui a dû fermer ses portes en 1930.
Cette propriété fut acquise en 1936 par la SNCF pour devenir l'actuel institut médico-pédagogique.

La Forge aussi eut sa gare.

A 620 mètres d'altitude, se dressent les ruines de la forteresse impériale du Hohlandsberg, édifiée au XIIIème siècle par le prévôt de Colmar Siegfried de Gundolsheilm.

En 1303, le Hohlandsberg était l'un des quatre fiefs castraux de la mouvance du bailliage d'Ensisheim.

Les Ribeaupierre acquirent le Hohlandsbourg en 1363.

En 1563, Lazare de Schwendi acheta le château aux héritiers de Joachim de Lupfen qui fut occupé et détruit par les Suédois en 1633 et démantelé par les français en 1637.

Le conseil Général du Haut-Rhin acquit le château en 1985 pour le sauver d'une ruine totale.

Le Pfixbourg, à 454 mètres d'altitude, appelé « Blicksberg » en 1219,.

En 1434, Maximin de Ribeaupierre l'acheta. Il fut détruit lors des hostilités entre les Hattstatt et les Ribeaupierre au XVème siècle.

En 1864, d'importants travaux de consolidation y ont été effectués.

Non loin du Pflixbourg, en contrebas, se trouvait le prieuré clunisien de Saint-Gilles qui apparaît en 1148 comme une émanation du prieuré Saint-Pierre de Colmar.

En 1281, la chapelle de Saint-Gilles ainsi que la cour colongère furent cédées au prêtre Uldricus par l'abbé de Payerne.

La chapelle était dédiée à Sankt-Aegidius (Saint-Gilles).

En 1575, Colmar devint propriétaire de l'ermitage. En 1714, la ville de Colmar se dessaisi du prieuré de Saint-Gilles qui fut remis au chapitre de la cathédrale de Strasbourg.
De 1748 jusqu'à la révolution de 1789, un ermite s'y était de nouveau installé. Le 18 juillet 1792, Jean Thomann, acquit la chapelle, lieu de pèlerinage de 1803 à 1813.

En 1815, le domaine est adjugé au profit de Benjamin-Edouard Gloxin.

Sources : « Wintzenheim » Haute Alsace 1897-1949. Colmar 1997

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